Pourquoi un detecteur de fumee?

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Toute l’information sur les détecteurs de fumées

 Sommaire :

- Pourquoi les détecteurs de fumée?

- Qu’est ce un détecteur de fumée?

- Etude UFC: les detecteurs de fumée

- Comment bien choisir vos détecteurs de fumée?

- Comment installer ses détecteurs de fumée?

- Les normes de détecteur de fumée

- Comment entretenir vos détecteurs de fumée?

- Le palmarès des détecteurs de fumée les plus fiables.

- Pourquoi une attestation d’acquisition pour ses détecteurs de fumée?

- détecteurs de fumée, en savoir plus.

Prévention incendie 

Pourquoi des DAAF ? ( détecteur autonome de fumée )
15/08/2007

     Plus de 450 décès par an sont causés par des incendies domestiques. Cela justifie la présence d’un DAAF (détecteur avertisseur autonome de fumée) dans un logement public ou privé. Où en est la réglementation ? Le Service de Prévention et de Protection des Incendies Domestiques répond.

     Un incendie se déclare toutes les 2 minutes et plus de 70 % des décès surviennent la nuit suite aux incendies. Enfin, le feu est la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans…
Relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation, l’arrêté du 31 janvier 1986 prévoit un ensemble de mesures très détaillées, qui visent à renforcer la résistance au feu des matériaux de construction, favoriser l’évacuation des occupants de l’immeuble et faciliter l’accès aux secours et éviter la propagation du feu et des fumées d’un logement à l’autre, pour prévenir les incendies multiples.


Cet arrêté ne concerne toutefois que les bâtiments d’habitation dont le plancher bas du logement le plus haut est situé au plus à 50 mètres au-dessus du sol utilement accessible aux engins des services de secours et de lutte contre l’incendie et qui font l’objet d’une déclaration d’achèvement des travaux postérieure au 1er janvier 1988.
Les immeubles de grande hauteur (IGH)
Les immeubles d’habitation dont le plancher bas du logement le plus haut est situé à plus de 50 mètres au-dessus du sol utilement accessible aux engins des services de secours et de lutte contre l‘incendie, dits immeubles de grande hauteur (IGH), font quant à eux l’objet notamment des articles L. 122-1 et L. 122-2 d’une part, et d’autre part des articles R. 122-1 à R. 122-29 du code de la construction et de l’habitat.
Les premiers prévoient que le permis de construire ne peut être délivré que si les constructions ou travaux projetés sont conformes aux règles de sécurité propres à ce type d’immeubles, que les locaux concernés soient ou non à usage d’habitations. Les articles réglementaires visés détaillent ces règles de sécurité : les emplacements possibles des IGH, les obligations relatives à l’occupation des locaux, les principes de sécurité et les mesures de contrôles, toutes dispositions précisées par arrêté.
Les établissements recevant du public (ERP)
Les articles L. 123-1 à L. 123-3 du même code appliquent les mêmes règles aux établissements recevant du public, c’est-à-dire tous les bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non. La délivrance du permis de construire est également soumise au respect des règles de sécurité.
Les articles R. 123-1 à R. 123-55 détaillent les prescriptions relatives à la résistance au feu des matériaux, à l’évacuation des locaux, et l’ensemble des mesures destinées à protéger ces immeubles contre le risque d’incendie et de panique. Tous les logements d’habitation ne sont donc pas concernés par ces dispositions, assorties de règles destinées à en assurer le contrôle et la sanction. En sont notamment exclus les immeubles de hauteur normale antérieurs au 1er janvier 1988, soit 83 % du parc de logements français. C’est dans ces logements, plus vulnérables aux incendies, que le DAAF sera le plus utile.
Réduire le nombre des victimes d‘incendie suppose donc de :


• prévenir les incendies eux-mêmes ;
• faire en sorte que les victimes puissent échapper aux fumées et aux flammes quand l’incendie s’est déclaré ;
• assurer la prise en charge des victimes par les services d’urgence compétents.
Pour réduire le nombre de victimes, il faut qu’elles soient averties du départ de feu, qu’elles évacuent les lieux au plus vite, appellent les services de secours, et si elles le peuvent, luttent contre le début de l‘incendie. Ce qui implique pour pallier le manque de vigilance humaine, une détection automatique.

 

Des expériences étrangères encourageantes :


Selon des modalités variées, de plus en plus de pays imposent l’équipement des logements en détecteur-avertisseur autonome de fumée (DAAF).
Pour une raison simple : lorsque le taux d’équipement dépasse 80 %, la mortalité est réduite de moitié, en dépit de quelques manquements inévitables dans la maintenance de ces équipements.
Malgré ces exemples, et plusieurs campagnes de sensibilisation aux risques des incendies domestiques et aux moyens de les prévenir, notamment grâce aux DAAF,

le taux d’équipement reste infime en France : moins d’1% des habitations sont équipées d’un DAAF, contre

98% en Norvège,

95% aux Etats-Unis,

89% au Royaume-Uni,

50% aux Pays-Bas et

33% en Belgique.

 

Vers l’adoption d’une loi sur la protection incendie :

loi Morange – La proposition n° 1806 enregistrée le 22 septembre 2004, vise à rendre obligatoire l’équipement de tous les logements en détecteur avertisseur autonome de fumée.
Il s’agit d’une mesure simple et réaliste, qui ne prétend pas résoudre tous les problèmes liés à l’insalubrité des logements, ni éliminer toutes les causes d’incendie, mais s’insère dans l’ensemble de la chaîne de prévention pour sensibiliser chacun et contribuer à la sécurité de tous.
Le 13 octobre 2005, l’Assemblée Nationale a adopté un texte de proposition de loi visant à rendre obligatoire le détecteur avertisseur autonome de fumée dans tous les logements dans les 5 ans à dater de son entrée en vigueur.
Le texte prévoit d’installer au moins un détecteur de fumée dans les habitations.

LES DAAF À L’ÉTRANGER


Tous les pays qui en ont fait l’expérience avancent un même chiffre : les risques de décès dans un incendie d’habitation sont réduits de moitié lorsque les logements sont équipés de DAAF.
Vous avez 4x plus de chances de survivre à un incendie lorsque vous avez un DAAF installé chez vous.

Les Etats-Unis
En 1977, 3,2 millions d’incendies par an, dont 1,1 million d’incendies d’habitation, étaient à l’origine de 6 000 décès aux Etats-Unis.
En 1995, 1,97 million d‘incendies par an, dont 0,57 million d’incendies d’habitation, étaient à l’origine de 3 640 décès. A cette date, 93 % des foyers américains étaient équipés en DAAF. 50 % des incendies d’habitation avaient lieu dans les 7 % d’habitations non équipées de détecteur de fumée, et sont à l’origine de 75 % des décès.
Aujourd’hui alors que cet équipement est rendu obligatoire dans 80 % des Etats américains, posséder un DAAF fait plus que doubler les chances de survivre à l’incendie. 3 400 personnes sont décédées dans des incendies d’habitation en 2002 selon la U.S. Fire administration de la Federal Emergency Management Agency (FEMA). Soit 80 % de l’ensemble des décès dus à des incendies.
Environ la moitié des feux d’habitation et les 3/5èmes des incendies domestiques mortels surviennent dans des logements sans DAAF.

Le Royaume-Uni
L’installation de détecteurs domestiques est obligatoire dans les nouveaux bâtiments depuis 1992. Le taux d’équipement des ménages était de 8 % en 1988. En 1999, il s’élevait à 81%. De tous les feux nécessitant une intervention des secours, 5 000 ont été détectés grâce à un DAAF en 1993, contre 9 300 en 1998 (soit 13 %). D’après les estimations du Home Office, ceux qui ne possèdent pas de DAAF sont 4 fois plus susceptibles de décéder en cas d‘incendie.

L’Allemagne
En 1996,210 000 incendies tous lieux confondus, ont fait 6000 victimes, dont 700 décès. 600 eurent lieu dans des bâtiments d’habitation. Aujourd’hui, on dénombre 200 000 incendies par an, qui sont dus très souvent à des installations électriques défectueuses, bien plus qu’à des négligences. 95 % des victimes d’incendie meurent des suites d’une intoxication au dioxyde ou au monoxyde de carbone.
Chaque jour, deux personnes décèdent des suites d’un incendie d’habitation, et 60 000 sont blessées chaque année.

Jusque très récemment, aucune législation n’imposait l’installation de DAAF, et le taux d’équipement des foyers allemands était de 7 % seulement. Les pompiers allemands demandent que l’équipement en DAAF devienne obligatoire pour les logements neufs et appellent les parents à davantage de vigilance pour leurs enfants. Ils estiment que 600 vies pourraient être ainsi sauvées chaque année, et que les risques pour les pompiers en intervention diminueraient aussi. Lors de leur congrès à Berlin en 2004, ils ont appelé les Länder à rendre les DAAF obligatoires dans les chambres, et les couloirs des pièces de séjour. Le coût d’un DAAF conforme aux normes de sécurité allemandes est inférieur à 50 euros.
Contrairement aux attentes, 67 % des Berlinois interrogés se sont prononcés en faveur d’une obligation légale à s’équiper de détecteurs, selon un sondage réalisé par le quotidien Tagesspiegel, alors que seul un foyer berlinois sur 14 est équipé d’un DAAF .
La Rhénanie Palatinat et la Sarre ont été les premières à mettre en œuvre ces recommandations. Le Land de Hesse en juin 2005, et le Schleswig-Holstein ont voté cette obligation pour tous les logements, neufs comme anciens. Les propriétaires ont jusqu’à 2014 pour la mettre en œuvre. Hambourg, en juillet 2005 a suivi la même voie, fixant l’échéance à 2010. Le taux d’équipement augmente donc légèrement, atteignant maintenant 10 %.

La Belgique
Il y a dix ans, le taux d’équipement en DAAF était en Belgique de l’ordre de 3 %, mais certaines compagnies d’assurance y ont offert des DAAF à tout nouveau souscripteur de police d’assurance incendie. La sensibilisation de la population a été progressive : la première campagne nationale, en 1994, appelant à « éviter l’incendie chez vous ». Mais la situation a fortement évolué depuis.
Le gouvernement wallon a pris le 21 octobre 2004 un arrêté relatif à la présence de détecteurs de fumée dans les logements : tout logement individuel ou collectif doit être équipé d’au moins un détecteur pour chaque niveau comportant au moins une pièce d’habitation ; il doit s’agir de détecteurs optiques, certifiés conformes aux normes belges ou européennes et garantis au moins 5 ans ; les détecteurs installés avant l’entrée en vigueur de l’arrêté sont présumés conformes, pendant dix ans, aux conditions posées.
Le gouvernement de la région de Bruxelles-capitale a pris le 5 mai 2004 un arrêté, entré en vigueur le 1er juillet 2005, prévoyant que chaque pièce du chemin d’évacuation des logements mis en location doit être pourvue d’un détecteur de fumée, optique, certifié selon les normes belges ou européennes, pourvu d’une pile d’une durée de vie d’au moins 5 ans. L’installation et la maintenance sont à la charge des bailleurs.
Ces décisions sont naturellement accompagnées de vastes campagnes d’information, diffusant des conseils sur les conduites à tenir, et affichant des images choc.
Notre pays suit la voie de la prévention et de la mise en place d’un outil législatif visant à mettre en place l’obligation des détecteurs avertisseurs autonomes de fumées ( DAAF, détecteur de fumée ) dans toutes les habitations.

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